Soin et violence politique : un enjeu de santé publique

Mémoires n°60

Prix : 8 euros (papier) / gratuit (pdf)

DOSSIER

Soin et violence politique : un enjeu de santé publique

p.6 • Table-ronde 1 : Personnes vulnérables et précaires, les reconnaître pour les soigner : un enjeu de santé publique

p.10 • Table-ronde 2 : La prise en charge médicale des effets de la torture sur le corps

p.13 • Table-ronde 3 : Soigner les femmes enceintes en errance

p.17 • Table-ronde 4 : Soigner et accompagner les adolescents venus d’ailleurs

p. 20 • Table-ronde 5 : La psychanalyse face à la cruauté

p. 22 • Table-ronde 6 : L’interprète : un acteur incontournable du soin

p. 24 • Table-ronde 7 : Entre contrôle et précarité : quelle latitude pour le travail social ?

Edito :

Rappelons-le encore et toujours. L’instrumentalisation de la torture a pour objectif de déshumaniser le sujet. Ce processus de démolition est renforcé par l’exile, où la personne est forcée de fuir pour sauver sa peau, mais de laisser aussi une part de son identité. Les réfugiés ne sont plus considérés comme des personnes vulnérables que l’on doit accueillir dignement, mais comme des suspects venus profiter des droits qu’offre notre pays.Venus chercher abri, protection et soins, ils se retrouvent à nouveau placés dans du « rien », exclus de tout lien social. Ils deviennent des « sans » papiers, abris, droits, voix et dignité ; invisibles et pourtant parmi nous.

Les 27 et 28 novembre 2013, le Centre Primo Levi a organisé un colloque pour rappeler la nécessité d’offrir des soins adaptés à ces personnes dont les traumatismes sont ravivés par notre politique de des-accueil. Ces soins qui doivent nécessairement être associés à des conditions de vie décentes pour permettre une reconstruction.

Près de 300 travailleurs sociaux, psychiatres, psychologues, bénévoles, médecins, reflétant tous les acteurs impliqués dans prise en charge de cette population sont venus échanger autour de sept thématiques : l’enjeu de santé de publique du soin des personnes vulnérables, la prise en charge médicale, la psychanalyse face à la cruauté, le travail social, l’interprétariat, les adolescents et les femmes enceintes. Intervenants et participants ont partagé leurs savoirs mais aussi leurs initiatives qui leur permettent de se sentir acteurs face à une politique restrictive. Ce numéro de Mémoires est entièrement consacré aux différentes interventions, pour que la prise en charge de ces hommes, femmes et enfants soit reconnue comme un véritable enjeu éthique et politique de santé publique.

 

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