Récits
éprouvés

Mémoires n°70
Prix : 8 euros (papier) / gratuit (pdf)

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DOSSIER

Récits éprouvés

p.6 • Récit d’asile : quelle(s) vérité(s) ?, par Jacky Roptin, psychologue clinicien et psychanalyste au centre de soins Primo Levi

p.9 • Le recueil du récit… en toute ignorance, par Aurélia Malhou, juriste au centre de soins Primo Levi

p.12 • Pour tout vous dire…, par Omar Guerrero, psychologue clinicien et psychanalyste au centre de soins Primo Levi

p.14 • Quelques réalités de l’accompagnement au récit,par Mathilde Mase, responsable des programmes asile à l’ACAT

p.16 • Pays-Bas – Deux entretiens pour tout dire, parJoséphine Vuillard, chargée de communication et relations presse, à partir des propos recueillis et traduits par Solange Van Beest, juriste stagiaire.

p.18 • Belgique – Une procédure d’asile orale dans un monde au primat de l’écrit, par Pascale De Ridder, Psychologue clinicienne au Service de santé mentale Ulysse, Bruxelles

ENFANTS & FAMILLES

p.20 • “De quoi veux-tu parler aujourd’hui ?”, par Armando Cote, psychologue clinicien et psychanalyste au centre de soins Primo Levi

REGARDS

p.22 • Inventer des histoires pour transcender le monde, par Claire Lecoeuvre pour l’Ecole de l’imaginaire

Introduction :

Le récit dans la demande d’asile, nous en connaissons les enjeux, surtout lorsque l’on sait que la personne a été victime de violence et qu’elle est toujours menacée dans son pays. Sa vie dépend de sa capacité à exprimer son histoire et il n’existe malheureusement pas de recette miracle qui permettrait d’obtenir l’asile de manière automatique. La description la plus précise et cohérente possible des persécutions vécues et des craintes par le passé et à venir est exigée pour obtenir une protection. Sans garantie de réussite.
A vouloir répondre, à juste titre, le plus conformément possible aux attentes de l’administration et de la justice, parvenons-nous à prendre en compte la singularité du demandeur d’asile, sa temporalité et ses ressources ? Car la demande d’asile représente bien cette rencontre entre deux réalités. D’un côté, celle basée sur des preuves, propre à la justice, et de l’autre, celle de la perte, propre à la fuite. Perte d’un chez-soi, de son cercle d’amis, de ses repères, de sa mémoire, etc. Comment répondre à l’exigence administrative dans ce contexte ? Et si le récit n’était pas seulement un exposé des menaces ? Tout raconter lorsque l’on est traumatisé n’est pas une simple démarche administrative. Que signifie donc le récit pour celui qui cherche refuge ?
Livrer son histoire, un peu plus de trois mois après être arrivé en France suite à un long périple, c’est surtout parvenir à se souvenir ce que l’on souhaite dans un premier temps oublier, mettre de la cohérence dans de l’incohérence, dire l’indicible, remettre de l’ordre dans le chaos, faire en sorte que sa vérité corresponde à la vérité attendue, rendre réel l’irréel… autant de paradoxes qui semblent bien difficiles à surmonter dans un contexte d’épée de Damoclès… […]

 

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