Les femmes,
premières victimes de la violence politique

Sorry, this entry is only available in French. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in the alternative language. You may click the link to switch the active language.

Le contrôle de leur capacité à enfanter est même devenue une arme de guerre, comme ce fut le cas en ex-Yougoslavie ou durant le génocide rwandais hier, et comme c’est le cas en Syrie aujourd’hui. Les conséquences de ces pratiques inhumaines pour les femmes sont à la fois physiques, psychologiques et sociales : grossesses non désirées (pouvant provoquer des avortements non médicalisés, voire des suicides), exclusion de leur communauté, contamination notamment par le virus VIH, qui s’ajoutent aux traumatismes générés par un contexte de guerre ou de persécution politique.


Des répercussions d’autant plus graves que les femmes ont tendance à ne pas parler de ce qu’elles ont subi, de peur d’être rejetées ou de ne pas être entendues par une justice qui laisse souvent ces crimes impunis.


Par ailleurs, lorsque ces femmes, acculées à tout quitter pour protéger leur vie ou celle de leurs enfants, entreprennent la quête d’une terre d’accueil, on constate que leur parcours d’exil, une expérience en soi douloureuse, est semé de difficultés supplémentaires. Du fait d’être femmes et isolées, elles sont davantage exposées à la violence des hommes qui profitent de leur vulnérabilité.


C'est dans ce contexte que le Centre Primo Levi accueille un nombre croissant de femmes victimes de violences. Depuis 2012, la courbe s’est même inversée : 53% des nouveaux patients adultes reçus au centre étaient des femmes, contre 50% en 2013.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

1. Accompagner les femmes enceintes ou avec de très jeunes enfants

2. Zoom sur l'Hôpital Mère-Enfant de l'Est parisien

3. Accompagner le désir de travail des femmes

4. Le Centre Primo Levi récompensé par le prix Women's Awards de la Fondation Raja

5. Parcours : Aïcha, une patiente algérienne

6. Parcours : Edna, originaire du Congo

7. Le traumatisme n'empêche pas toujours de devenir mère