137 000 victimes de torture en France

A l'heure actuelle, 137 000 victimes de torture et de violence politique seraient exilées en France. Trente ans après l'entrée en vigueur de la Convention contre la torture, quels constats faisons-nous au centre de soins Primo Levi, encore aujourd'hui l'un des seuls à accueillir et soigner spécifiquement ces personnes ?

Le 26 juin 1987, la « Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » entrait en vigueur. Dix ans plus tard, l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 26 juin Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture.


Pourtant, malgré une très large adoption de cette convention par les Etats, la torture reste pratiquée par près d’un pays sur deux. Plus inquiétant encore, la condamnation morale de la torture recule. La lutte contre le terrorisme a fissuré les digues morales érigées autour de l’usage de la torture, quand bien même la torture n’a jamais empêché le moindre attentat.


Il faut le dire et le répéter : la torture n’est jamais acceptable et doit être condamnée partout et toujours. Et il faut mettre en place les moyens pour soigner, soutenir et accompagner ses victimes sur le long chemin de la reconstruction.

 

SOMMAIRE DU DOSSIER

1. Après la torture

2. Torture et droit d’asile

3. Convention contre la torture : 30 ans après, un triste bilan