Dossier spécial “Journée des migrants”

En 2013, le nombre de migrants internationaux a atteint les 232 millions dans le monde. Certains ont migré pour des raisons économiques, climatiques, familiales ou personnelles. Ce qu'on oublie souvent, c'est que pour beaucoup d’autres, ce sont les violations des droits de l'homme, les conflits armés et les persécutions qui les ont contraints à tout quitter.

La Journée internationale des migrants, le 18 décembre, est l'occasion de dissiper quelques préjugés et de sensibiliser l’opinion au sujet des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui chaque jour doivent fuir leur pays.


Les termes mêmes liés à la migration sont souvent confondus et mal utilisés. En avant-propos du dossier spécial élaboré par le Centre Primo Levi, voici un petit glossaire des termes principaux désignant les personnes migrantes.

 

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- Une personne EXILÉE est une personne qui a quitté sa patrie volontairement ou sous la contrainte.

 

- Un IMMIGRÉ est une personne née étrangère à l’étranger et entrée en France en cette qualité en vue de s’établir sur le territoire français de façon durable. Cette personne a pu, au cours de son séjour en France, acquérir la nationalité française.

 

- Le terme de MIGRANT est plus large que celui d'immigrant ou d'émigrant, puisqu'il se réfère à une personne qui se déplace soit d'un pays à un autre, soit d'une région à une autre (au sein de son propre pays) pour s'y établir.

 

- Un RÉFUGIÉ, selon la Convention relative au statut des réfugiés et des apatrides dite "Convention de Genève", est une personne qui se trouve hors de son pays, qui craint avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, et qui pour cette raison ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de son pays ou y retourner.

 

- Un DEMANDEUR D'ASILE est une personne demandant à obtenir son admission sur le territoire d’un Etat en qualité de réfugié et attendant que les autorités compétentes statuent sur sa requête.



Les personnes dont parle le dossier suivant répondent aux quatre premières définitions, parfois à la cinquième. Ils sont originaires de République Démocratique du Congo, de Turquie, d'Afghanistan ou encore de Syrie. Du simple fait de leur appartenance ethnique, politique ou religieuse, ils ont été victimes de la torture et de la violence politique et ont quitté ville, village, métier, amis, parfois famille pour aller chercher refuge ailleurs. Ils sont jeunes (50 % de mineurs parmi les réfugiés dans le monde en 2013, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés), beaucoup sont qualifiés, et tous ont fait preuve d'une détermination et d'un courage extraordinaires en survivant à la violence extrême et en surmontant les épreuves de l'exil.


Le Centre Primo Levi accueille et soigne chaque année environ 350 hommes, femmes et enfants victimes de la torture et de la violence politique, réfugiés en France, en cours de demande d'asile ou déboutés du droit d'asile.


A travers quelques parcours de patients du Centre Primo Levi, des explications de cliniciens spécialisés dans la prise en charge de ces personnes, des cartes et les derniers chiffres de l'asile, ce dossier donne quelques pistes de réflexion à ouvrir et à partager.


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