Rôle et Mission | Centre Primo Levi

Rôle et Mission

Le Centre Primo Levi a été créé en 1995 par la section française d’Amnesty International, Médecins du Monde, l’Action des Chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), Juristes sans frontière et l’association Trève. Le Centre Primo Levi est aujourd’hui la plus importante structure en France spécifiquement dédiée à l’accueil et aux soins des personnes victimes de la torture et de la violence politique réfugiées en France.

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Le Centre Primo Levi

est une association reconnue d’intérêt général. Il accueille chaque année au sein du centre de soins quelque 350 patients originaires d’une quarantaine de pays. Ces patients sont pris en charge par une équipe pluridisciplinaire composée d’accueillants, médecins généralistes, psychologues cliniciens mais aussi juristes et assistants sociaux.

Dès sa création, l’association a fait le choix de partager son expérience dans la prise en charge des traumatismes associés à la torture et à la violence politique. Elle propose différents outils de formation à destination des professionnels travaillant avec les demandeurs d’asile. Le Centre Primo Levi mène également seul ou en réseau des actions de plaidoyer et de sensibilisation. Ces actions visent à promouvoir des soins adaptés pour les victimes de la torture et de la violence politique et la défense du droit d’asile. Le Centre Primo Levi agit en toute indépendance par rapport aux organisations politiques, étatiques, et religieuses.

 

Télécharger la charte associative


La Déclaration universelle des droits de l’homme

affirme l’interdiction absolue de la torture : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » (article 5).

Or la torture est toujours pratiquée dans le monde.

Des hommes, des femmes et des enfants quittent leur pays d'origine car leur vie y est menacée. Torture, persécutions, violence politique les poussent à venir chercher refuge à l'étranger, notamment en France.


En France, ces personnes, qui ont vécu un parcours d'exil souvent éprouvant, sont confrontées aux difficultés inhérentes à l'arrivée dans un pays inconnu. Elles continuent à vivre avec les traumatismes causés par la torture et les persécutions politiques. Si certaines blessures ne sont plus visibles, d'autres, physiques ou psychologiques, continuent à les faire souffrir.

Nombre de personnes ayant été victimes de la torture et de la violence politique ne peuvent pas ou ne souhaitent pas parler de ce qu'elles ont vécu. Or nous savons que le silence renforce le mal-être inhérent aux effets de la torture et de la violence politique.

Il est donc primordial de proposer à ces personnes un soutien et des soins spécifiques comme le spécifie l’article 14 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.