| Historique de l'association |
Les fondateursL’Association Primo Levi est une association loi 1901 créée en mai 1995 et née de la volonté de cinq associations au service de la même cause : Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT)L'ACAT est une association œcuménique de défense des droits de l'homme fondée en 1974. Son objectif est de sensibiliser l'opinion et les pouvoirs publics contre les actes de violence institutionnalisés et les exécutions capitales. Elle lutte pour le respect de l'article 5 de ma Déclaration universelle des droits de l'homme : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. » ACAT-France Amnesty international section française (AISF)Amnesty international unit à travers le monde des défenseurs des droits humains avec les objectifs suivants : libérer les prisonniers d'opinion ; combattre la torture, les assassinats politiques et la peine de mort ; défendre les réfugiés politiques (permanence d'accueil sans rendez-vous le mardi de 14h à 17h). Amnesty international section française Juristes sans frontières (JSF)JSF réunit des professionnels du droit pour la défense des droits fondamentaux de la personne humaine et de la démocratie. Ses objectifs sont les suivants : défendre et promouvoir les droits de l'homme, les libertés individuelles et collectives ; permettre à tous les professionnels du droit de mettre leurs connaissances et leur expérience au service de la défense des droits fondamentaux et de la démocratie, par les moyens appropriés, notamment dans le cadre de missions d'investigation, d'expertise, de défense et de propositions auprès des autorités susceptibles d'y donner suite. Juristes sans frontières Médecins du monde (MDM)MDM est une association de solidarité internationale qui a pour vocation de soigner les populations les plus vulnérables dans des situations de crises et d'exclusion partout dans le monde et en France, en suscitant de l'engagement volontaire et bénévole de médecins et d'autres professionnels de la santé. MDM mène également des actions de sensibilisation autour de la santé. Médecins du monde2, rue Marcadet 75018 Paris Tel : 01 44 92 15 15 Fax : 01 44 92 15 99 www.medecinsdumonde.org TrêveTrêve est un espace de réflexion, de recherche et d'échanges sur la prise en charge des personnes victimes de la torture et de la violence politique. Elle réunit des praticiens ayant une expérience de l'aide médicale, psychologique et sociale aux victimes de violence politique. Trêve organise des réunions et des séminaires thématiques. Association Trêve
Pourquoi le nom de Primo Levi ?L’association a sollicité l’accord de Madame Lucia Levi, qui nous a autorisés à utiliser le nom de son époux : nous tenons à la remercier chaleureusement. « J’ai survécu, j’ai témoigné. »Primo Levi naît à Turin, en juillet 1919, dans une famille de Juifs piémontais originaire d’Espagne. Sa belle maison natale sera celle où il vivra, de son retour des camps à sa mort brutale le 11 avril 1987. Survie à Auschwitz« J’ai eu la chance de n’être déporté à Auschwitz qu’en 1944, alors que le gouvernement allemand, en raison de la pénurie croissante de main-d’oeuvre, avait déjà décidé d’allonger la moyenne de vie des prisonniers à éliminer… ». Ce sont les premières lignes de son livre fondamental, Si c’est un homme, celui qu’il avait déjà « écrit, sinon en acte, du moins en intention et en pensée dès l’époque du Lager ». Il lui faudra encore deux chances pour passer de l’immense cohorte des naufragés au groupe squelettique des rescapés : celle d’avoir pu, comme chimiste, travailler dans l’usine de la Buna et plus encore peut-être, celle d’avoir eu la scarlatine au moment où, devant l’avancée russe, les SS quittent le camp avec 58 000 prisonniers − dont bien peu survivront − laissant sur place les plus malades. C’était le 27 janvier 1945 ; 8 mois et 23 jours plus tard, au terme d’une fabuleuse errance dans l’Europe de l’Est qu’il a narrée dans La Trêve, Primo Levi débarque à Turin où il retrouve sa famille épargnée. Une volonté de témoignageEt la vie, non sans peine, reprend. Primo Levi trouve un emploi de chimiste, devient directeur d’une entreprise de peintures. Il se marie, a deux enfants et de nombreux amis. Il parle, raconte sans cesse ce qu’il a vu, au nom de tous ceux qui ne peuvent plus parler et qui sont allés seuls au bout de l’horreur. Très vite, en désordre, il écrit comme il l’avait pensé au camp, car le « besoin de raconter aux autres, de faire participer les autres, avait acquis chez nous, avant comme après notre libération, la violence d’une impulsion immédiate, aussi impérieuse que les autres besoins élémentaires ». Cependant, dans le climat politique et littéraire de l’après-guerre, les grands éditeurs se dérobent. Se questo é un Uomo − Si c'est un homme − ne paraîtra qu’en 1947 chez un petit éditeur, De Silva, en 2 000 exemplaires. La Trêve, publiée en avril 1963, aura tout de suite plus de succès. Son activité professionnelle et sa vie familiale lui laissent peu de temps pour l’écriture. Néanmoins, peu à peu, son œuvre commence à être reconnue, traduite, portée au théâtre. Primo Levi va la poursuivre et l'élargir. Successivement paraissent : Le Système périodique (1975) qui trace le portrait de ses ancêtres et de la communauté juive du Piémont, La Clef à molette (1978), tête-à-tête entre un monteur de constructions métalliques et un chimiste, Lilith (1978), qui rend hommage à son bienfaiteur Lorenzo Perrone, et Maintenant ou Jamais (1982), histoire terrible d’un groupe de partisans juifs dans la Pologne occupée. Dans Les Naufragés et les Rescapés, Primo Levi reprend les thèmes essentiels de toute son analyse des camps d’extermination. D’autres livres suivront, une douzaine au total, œuvres de fiction, poèmes, qui n’ont pas été encore tous traduits en français. « Nous sommes des témoins et nous en portons le poids. »Ayant pris sa retraite, Primo Levi satisfait − partiellement − sa passion de l’étude ; « Son appétit de culture était insatiable et toujours sur la brèche. Cela allait de la littérature − en quatre ou cinq langues différentes − à la science en passant par l’histoire, moderne et ancienne, la culture juive, la philologie. » Sa notoriété lui imposait une multitude d’obligations qu’il s’efforçait de sélectionner et qui parfois lui interdisaient de faire ce qu’il désirait le plus. Ainsi se vérifiait son avertissement : « que nous le voulions ou non, nous sommes des témoins et nous en portons le poids. » (Lettre, en français, à Jean Samuel - avril 1946) |
| Mis à jour le Lundi, 23 Novembre 2009 11:59 |
